mardi 3 juillet 2007

Gaspésie jour 1/2 : Oui c’est la nuit ! ! !

Avant de nous coucher, décision a été prise de tous se lever à 4h00 pour aller voire l’aube et les animaux au petit matin ! Tellement retournée par toutes les images que j’ai dans la tête, il m’est bien difficile de m’endormir mais vers minuit je sombre enfin dans le sommeil. 2h00 du matin je suis réveillé par une véritable symphonie nocturne, tout le monde dort autour de moi ne prêtant pas attention au sons environnants ! Ceux qui me parviennent sont bouleversants, des chouettes, des hiboux, des ululements de partout qui se répondent, se croisent … En pleine nuit et dans un contact si proche avec la nature, c’est fantastique, je me redresse pour écouter tous ces chants et ces cris, les grenouilles s’y mettent (nous sommes au bord du grand lac Cascapédia), j’entends aussi des glapissements : coyotes ? je ne saurais dire ! En tout cas je suis restée assise dans la tente à me laisser bercer par ces sons incroyables et irréels près d’une heure avant de tomber de fatigue dans mon duvet pour un cours dodo de 1h30 puisqu’à 3H30 j’étais déjà sur pied, ne pouvant plus tenir, j’avais trop hâte d’aller me balader ! Je n’avais encore jamais passé une telle nuit sous la tente à part sur l’Ile Molène où la nuit parfois, le ressac des vagues me réveillaient et me berçaient d’une telle façon aussi irréelle ! Ma plus belle nuit du séjour ! Mais j’allais bientôt en vivre une autre plutôt étrange, quelque peu inquiétante mais SURPRISE il vous faudra découvrir ça par la suite ….

Gaspésie jour 1 : arrivée au camping


Nous voici donc rendus au cœur du Parc National de Gaspésie, c’est un déluge de verdure, immenses étendues de forêts grandioses, montagnes superbes culminant jusqu’à 1000 mètres pour la plus haute, on aperçoit encore des grandes tâches enneigées à leur sommets ! ! Nous passons donc au centre d’interprétation pour prendre nos emplacements pour la nuit puis en route pour le camping, nous faisons une 20 de kilomètres sur de la route goudronnée et nous empruntons un large sentier de gravier sur le bord de la route ! Et bien heureusement que nous ne sommes pas venus à pied ! Le camping se trouve au moins à 10 kilomètres au cœur du Parc, par une route qui ne cesse de monter, de descendre, de tourner ! Nous trouvons nos emplacement et nous dépêchons de monter les 2 tentes (gestes que nous allons répéter sans cesse au cours du périple puisque nous avons changé de camping à chaque nuitée !) puis nous décidons tous de partir tenter d’apercevoir quelques orignaux au soleil couchant au bord du lac Paul. Nous reprenons donc la voiture puisque le dit lac se situe à une vingtaine de kilomètres aller-retour de notre camping et la nuit commence déjà doucement à tomber ! Et là, en amorçant un virage, qu’apercevons nous sous nos yeux : UN ORIGNAL ! ! Il est à peine à 10 mètres de nous quand nous le surprenons, en plein milieu de la route se baladant paisiblement, nous continuons d’avancer et il nous distance de quelques mètres à chaque fois mais reste toujours sur la route. Là je peux vous dire que dans la voiture, ça mitraille de toute part pour tenter d’avoir LA photo de ce bel animal ! Puis, sans doute en a t-il eu assez de se faire suivre par un engin de tôle rempli d’excités, il a donc disparu dans sa forêt .Nous sommes tous fous car une telle rencontre, si proche et si soudaine n’est pas très courante malgré le fait que le Parc compte la plus forte densité d’orignaux au km2 au Québec (2 au Km2 ). Nous continuons donc notre route , tous joyeux de notre rencontre et là quelques kilomètres plus loin rebelote ! Sauf que là il s’agit d’une mère et de son petit de l’année, trop mignon et collé aux flancs de sa mère, il paraît si fragile le petit bout de chou, nous gardons bonne distance pour ne pas effrayer la mère et le petit, Vision superbe et vraiment attendrissante. Nous avons décidément beaucoup de chance ! Nous arrivons enfin au lac Paul, nous nous posons et rentrons en mode silencieux afin de faire oublier notre présence à la faune environnante ! C’est magique, le lieu est magique, l’instant est magique, j’entends les canards qui papotent entre eux et barbotent bruyamment non loin de nous. J’entends les petits oiseaux qui virevoltent deci-delà, j’entends quelques poissons qui sautent hors de l’eau pour gober les moucherons imprudents, les rats musqués qui font leur petit tour du soir mais surtout j’entends la nature du lieu, celle qui se couche et celle qui s’éveille, le crépuscule qui recouvrent tous les paysages doucement, qui camouflent et déforment les ombres qui nous entourent, cette lumière si particulière qui paraît et me fais me croire dans un autre temps, à une autre époque voire même en dehors du temps ! Je reste là admirative, à contempler la scène qui s’offre à moi , à m’enivrer de tous les parfums et de tous les sons qui me parviennent ! Je pourrais rester là éternellement, sans jamais me lasser ! ! Ce soir là, nous n’avons point vu d’orignaux mais j’y ai vu mieux que ça, j’y ai vu la véritable âme de la nature, celle qui se cache d’ordinaire à nos sens de sourds et d’aveugles, celle qui ne s’offre pas comme ça mais qui quand elle donne, offre ce qu’elle a de plus majestueux. La nature loin des hommes et de leurs activités, secrète, impénétrable, celle là je l’ai vue et admirée, ce furent parmi les plus beaux instants de mon existence jusque là et la Gaspésie allait m’en offrir encore davantage dans son infinie bonté !

Sur le chemin du retour, nous avons recroisé Maman Orignal et son petit ainsi de 3 ou 4 autres orignaux, je ne sais plus le nombre tellement nous en avons vu, ils avaient tous l’air décidés à venir nous faire un petit coucou ce soir là ! Que de belles images pour s’endormir !

dimanche 1 juillet 2007

Gaspésie Jour 1 : la route vers le Paradis !


Après avoir récupére nos collègues à la Pocatière, l'équipée sauvage est au complet !, nous prenons la route le long du fleuve Saint-Laurent, direction la péninsule Gaspésienne ! Vues et panoramas fantastiques se succèdent, la voiture est un vrai plaisir à conduire (pour du 11 litres au 100 , elle peut !). Nous sentons enfin le parfum des vacances !!! Voici donc quelques petites photos prise "on the road", pour vous, rien que pour vous !!!

samedi 30 juin 2007

Gaspésie Jour 1 : le départ


Profitant que Jean notre maître de stage nous accorde 3 jours de congés, nous avons monté, à 7 , notre petit voyage en Gaspésie du 14 juin au 19 juin 2007. Location d'un mini van chez Discount location à pas cher vu l'engin ! Donc voilà réveil matinale pour votre petite Alex qui doit aller chercher la dite voiture à l'autre bout de la ville ce jeudi matin ! Déja ça commence mal, le chauffeur de chez Discount devait venir me chercher à 8h00, il appelle : il ne viendra que pour 8h30 ! Bon un peu de retard mais c'est bon ça colle quand même ! Il arrive et là alors que d'ordinaire le trajet ne prendrait que 10 minutes, et ben ça en prend 45 ! Ben voyons, un peu plus (de retard) un peu moins, c'est pas bien grave ! Sauf que, la poisse ayant décidé de me coller le train !, sur place le loueur est d'une rapidité gastéropodesque (enfin d'un escargot si vous préférez !), allez encore 3/4 heure de passée (il est déja 10H00 !). Bon voila j'ai enfin accès au char de compétition, je m'installe et là je reprends le chemin de la maison où je dois aller cueillir Marlène et Pierrick mes 2 acolytes stagiaires pour prendre la route ! Mais aujourd'hui la poisse m'aime et bien sûr travaux sur la route, bouchons et trompage de direction c'est la fête, je suis en méga retard (notez que jusque là ce n'est pas de ma faute !). J'arrive donc chercher mes 2 collègues qui attendent en pleine canicule (Il est 10H30 et il fait déjà une chaleur infernale !) et désespéraient de me voir arriver ! Puis je passe chez moi prendre mes affaires et là CATASTROPHE !! Roger est parti et chose qu'il ne fait JAMAIS d'habitude, il a fermé la porte de la maison, le HIC c'est que mes clés sont gentiments au chaud sur ma commode dans ma chambre !!! Quand je vous dis que la poisse m'aime !!! Pas de panique, tout est sous contrôle, Roger n'a pas pu partir très à cette heure, je file à la pharmacie en face passer un coup de fil sur son portable et là répondeur : " Coucou Roger c'est Alex euh en fait euh j'ai laissé mes clés dans la maison et la maison ben elle est fermée et euh ben moi je suis dehors et euh je voudrais bien rentrer prendre mes sacs donc euh si tu passes dans le coin avant ce soir tu pourrais venir m'ouvrir s'il te plaît ?" ( Il est 10H50 et des brouettes). Revenant vers la maison et espérant que Roger ait rapidement mon message, je tente de relativiser comme d'habitude devant le début de panique de mes camarades : " Bon allez c'est rien après on est en mini-vacances non ? On devrait déjà être à la pocatière et avoir récupéré les autres mais bon c'est pô grave, on est cool, relax euh il arrive pas Roger ?" Et là j'entends une sonnerie dans la maison !! Je tends l'oreille un peu plus DAMNED !! Je crois que c'est le portable de Roger !! Si il est dans la maison ça veut dire que Roger ne l'a pas pris, donc ça veut dire que Roger n'est pas près d'avoir mon message ! (Quelle logique déconcertante n'est ce pas ?) Là, la panique m'envahit, j'y peux rien j'envisage le fait de devoir perdre une demie-journée à cause de ces #?§?!@"#{# clés !!! (vous pourrez mettre les mots vulgaires qui conviennent dans l'espace selon vos préferences personnelles ! moi je peux pas le dire c'était trop grossier !). Et là, EUREKA, une idée jaillit de mon bulbe (oui ça m'arrive à moi aussi !), je vais tenter le mode cambriolage !! Non je n'ai pas essayé de fracturer la porte d'entrée, j'ai plus de finesse !! Je vais vérifier toutes les ouvertures possibles de la maison !! Et là encore ALLELUIA ma coloc Gaby a laissé la fenetre de sa chambre en sous sol ouverte (elle paraissait fermée mais ne l'était pas !). Ni une ni deux, avec ma souplesse légendaire (oui c'est vrai !) je me faufile à travers la tout petite fenêtre et atterit dans la chambre de Gaby avec la grâce féline qui m'est propre (oui c'est encore vrai ! Non je n'en fais pas trop !). Et hop rapidement je récupère mes sacs et ces fameuses clés, le temps d'envoyer un bref e-mail à ceux de la Pocatière pour ne pas qu'ils s'inquiètent et c'est reparti, cette fois ci c'est la bonne on prend la route !!! Ha là tout le monde est détendu, zen, heureux d'avoir su franchir cet obstacle, nous sommes sur le boulevard Laurier kje roule depuis 5 minutes et là !!!! RE - DAMNED la poisse n'avait pas dit son dernier mot !! Je me rends compte que j'ai laissé mes chaussures de rando (autant dire mes chaussons !) dans la véranda !!! : "Euh, MArlène, Pierrick c'est con vous allez pas me croire mais j'ai oublié mes chaussures de rando et bon ben moi sans elles je suis perdue vous comprenez, il me les faut C'EST VITAL !!" Un ange passe (et sans doute aussi des envies de me donner des claques !!) parce que là pour le coup (et pour la 2ième fois !!) c'est de ma faute !! Allez hop demi tour je me rue dans la véranda les attrapent au vol et rebelote on reprend le même chemin ! Bon cette fois ci il manque rien ???? Allez cap sur Lévis où nous devons récupere Emilie qui a du fondre maintenant vu l'heure qu'il est ( 11H15 !!! ). On arrive à Lévis et là ! (c'est la journée je vous le dis !) PAs de Emilie !!! Ben où qu'elle est ? MArlène est plutot zen (plutot !) mais Pierrick je le sens bouillir et perdre son sang froid, le pauvre lui qui desteste les retards et les imprévus !!! Comme toujours j'essaie de relativiser, faire de l'humour mais bon là c'est rapé ! En plus, on ne sait même pas où elle habite ! On s'était donnée rendez vous près du Dunkin Donuts (Ouh des Donuts !!! entre nous BEURK !!). Alors on toutrne tels des âmes en peine (mais en plus tendus quand même !) à la recherche de la petite Emilie : " LA Petite Emilie est attendu par ses camarades près du Dunkin Donuts, je répète ! La petite Emilie ..." Sans blague j'en ris maintenant mais sur le coup ça ne faisait rire aucun de nous 3 !!! Et là, telle une apparition, Pierrick crie : Emilie droit devant ! (Bon j'enjolive un peu les choses mais dans le fond ça reste presque ça !) et zou on la met dans la voiture elle et ses sacs et cap sur la Pocatière où les autres ont dû cesse d'espérer un jour nous voir arriver !!! Donc voilà commence cette belle journée d'été, prémices de notre aventure gaspésienne ! Ames sensibles rassurez, la suite du voyage s'est bien mieux déroulée (ou presque ...)

Mon Aventure en Gaspésie !!!!!

Bon, par où commencer ? Par le commencement tout simplement !?! Je ne saurais vous décrire ce périple fantastique seulement à travers des mots ou des photos, il faut le vivre pour ressentir ce qui j'y ai moi même vécu ! C'est une carte postale incroyable, j'y ai retrouvé de nombreuses facettes de ma Bretagne à l'état sauvage, des morceaux d'Auvergne isolée de tout, des sentiments de pays montagneux et grandioses, une nature plus que sauvage à l'état brut et à la force primaire mais surtout une douceur de vivre, une odeur de vacances éternelles et une furieuse envie de poser là mes bagages pour ne plus jamais en repartir ... Mais je suis repartie (Snif !!) en me disant qu'il faudra que j'y retourne ! Que je revienne vivre ces moments d'intense quiétude et de joies simples que j'y ai vécu ! Je vais donc vous narrer tout ça avec mes petits mots à moi et mes photos et ceux de mes camarades ayant partagé l'expérience gaspésienne en espérant vous emmener (un peu) dans cette magnifique contrée et vous faire participer au voyage ! Bonne route et laisser vous transporter !!

jeudi 28 juin 2007

Le Nighclub !!! Expérience aux frontières du réel !!!


Après ce bon repas, Gaby nous a invité à les rejoindre elle et ses amis dans une boîte à chansons ( sorte de pub où viennent se produire des chanteurs en direct et où tu peux toi aussi te joindre à eux pour chanter tes chansons préférées !). Donc nous voilà partis ! Je tiens à préciser malgré ce que l'on pourrait croire sur les photos qu'aucun de nous n'était bourré pas même légèrement éméché mais je crois que les Hot-Dog et le soja ont eu sur nous un effet euphorisant !!!
Bref, après la boîte à chansons, Gaby nous propose d'aller au Maurice ! Késako !?! C'est une boîte de nuit pardi !!! Avec un nom pareil pas évident de penser à ça en premier !! L'entrée ridiculeusement peu chère ( 4 dollars soit environ 2,80 euros !) me fait douter de l'endroit ! Meuh non ça va, ça à l'air correct ! On s'apprête à rentrer et là, je regarde mes pieds : TABERNOUCHE j'ai gardé mes chaussures de rando aux pieds (BAh oui j'avais pas prévu d'aller en disco-club moi !!) . Du coup je me suis dis qu'on ne me laisserai jamais entrer avec des godillots pareils et bé vous savez quoi : JE SUIS RENTREE !!! et j'étais là sur la piste entourée de filles ultra-pomponées et en micro-jupe et micro tee-shirt, moi avec mes grosses chaussures écrasant les pieds de tout le monde et transpirant bien sûr car pas assez dévêtue pour le lieu !!! Chouette expérience que la randonnée en milieu nocturne festif !!! La musique était nulle et tout le reste avec mais c'était pas grave de toute façon j'aime pas ça les boîtes ! Nan, mais pourtant je jubile car cette soirée reste une grande satisfaction pour moi : JE SUIS RENTREE DANS UNE BOITE DE NUIT SELECT AVEC DE GROSSES CHAUSSURES DE RANDONNEES CRADES ET SENTANT LE VIEUX FROMAGE SAVOYARD !!!

A table !!!


Voici les préparatifs puis les dégustations ! Bien entendu, moi en tant que non-viandosaure je me suis contenté de germes de soja, d'un toast et de cheddar, c'était délicieux et sans doute bien plus sain que leurs hot-dog dégoulinant de ketchup, moutarde et relish (gelée de cornichons sucrés). Ah la bouffe américaine !!!