jeudi 5 juillet 2007

Gaspésie Jour 2 : Le Mont Ernest Laforce !!!

Après un rapide petit déjeuner, décision est prise d’aller gravir le Mont Ernest Laforce. Montée facile et sympathique mais sous une chaleur déjà bien écrasante !!! Du sommet, le Mont offre une vue à 360° C sur la région environnante, sublime, on a l’impression de dominer tous les sommets alors que nous ne sommes qu’à 800 mètres d’altitude ! Nous entamons la redescente lorsqu’au détour du chemin, nous apercevons 2 jeunes orignaux qui grignotent de fraîches pousses de bouleaux, ils sont à moins de 10 mètres de nous ! Cachés par les broussailles et aidés par le vent, nous nous approchons encore car ils n’ont pas détecté notre présence ! Nous restons ainsi 4 ou 5 minutes à les contempler, à 5 mètres d’eux, sans qu’ils ne s’inquiètent de quoi que ce soit puis l’un deux finit par sentir notre odeur (le vent a tourné !) et ils s’éloignent tous les 2 en gambadant perchés sur leurs grandes jambes démesurées par rapport au reste de leur corps ! C’était vraiment trop fort, je n’aurais jamais pensé pouvoir m’approcher aussi près de ces gros herbivores et pouvoir ainsi détailler leur anatomie si particulière ! Ils sont vraiment bizarres, sorte de croisement multi-espèces entre un chameau (pour le museau d’une longueur incroyable), un âne (pour les oreilles), un cheval (pour le front et les sabots), une girafe (pour le reste du corps et les proportions de celui-ci) ce qui rend leur apparence vraiment comique et leur démarche encore plus ! D’autant plus que nous avions affaire à des jeunes qui, comme mes petits poneys à la maison, perdaient leurs poils de juvéniles ! Je ne sais pas qu’elle idée avait la nature dans la tête lorsqu’elle a crée ces zigotos là !! Bref, on ne se plaindra pas de n’avoir pas vu d’orignaux au cours de notre séjour ! En s’approchant du parking, nous avons également pu faire la connaissance de Mademoiselle La Marmotte qui a semble t-il adoré se prêter au jeu des photos du groupe, elle a même accepté de répondre à l’interview célébrités de Pierrick ! Décidément, pas farouche aujourd’hui les animaux, seraient-ils trop habitués aux randonneurs de passages ? ….

mardi 3 juillet 2007

Gaspésie jour 2 : Ballade (très) matinale !


























Nous y voici, 2ème jour de notre périple, la nuit a été bonne pour tout le monde et irréelle pour moi, les garçons ont crus entendre des loups hurler hier soir alors que le reste du groupe (moi y compris) dormait . La question se pose : loups ou coyotes, leurs glapissements étant très proches ! Toujours est-il que nous nous mettons tous en marche, revigorés par l’air frais du matin, nous découvrons le lac Cascapédia sous de fines couches de brumes, de nouveau paysages fantomatiques et tout droit issus d’un autre temps . Un Diplodocus pointerait le bout de son nez que je ne serais pas étonné tellement l’endroit se prête à ce genre de rêveries et nous ramènent des millions d’années en arrière sur une Terre encore vierge de toute humanité ! Nous entamons l’ascension d’une petite montagne afin de nous rendre au point de vue Les Eboulements. Vu l’heure, nous sommes, sans doute permis, les premiers randonneurs de la journée, ce qui nous permet d’admirer de belles crottes toutes fraîches d’orignaux, de petits crapauds mignons tout plein par ci-par là, des lièvres … Nous atteignons enfin notre point de vue après une montée des plus agréables sur un petit sentier pentu, la vue est splendide avec la lumière encore rasante du matin . Tous nous avons la même impression : être au cœur des Monts d’Auvergne (en un peu plus sauvage quand même !) Nous restons là quelques minutes à contempler la beauté des lieux puis entamons la redescente vers notre campement. Là au détour d’un virage, 2 chemins s’offrent à nous donc un est marqué d’une bannière « FERME –CLOSE » . Bien sûr, la majorité du groupe prend la décision de redescendre par le même chemin qu’à l’aller ! Ou croyez vous que votre Petite Bretonne ai décidé d’aller ? Bah oui par le chemin fermé bien évidemment, je pars donc avec Pierrick et Mathieu par cette voie, décidé à savoir : « Pourquoi c’est fermé ? » Tout est calme et paisible, nous progressons facilement, seuls quelques branches et troncs nous forcent parfois à une gymnastique matinale, nous arrivons finalement au bord du lac Cascapédia et là nous entendons de gros « PLOUF ! » sur l’eau ! ! Qu’est ce que c’est, Pierrick et moi on s’approche à travers la végétation en bord de rive et je vois sortir de l’eau une paire d’yeux et une petite truffe, une masse brune avec une longue queue . Je prends d’abord nos inconnus pour des rats musqués, pensant qu’ils frappent l’eau avec leurs queues pour effrayer le poisson et les rabattrent vers leurs partenaires mais Pierrick qui a réussi à s’en approcher plus près me confirment qu’il s’agit de CASTORS ! (Ah bah oui la forme de la queue ne fait pas de doute ) ! Nous avons donc vu de jolis petits castors pas farouches, pratiquer leurs exercices du matin ! Nous reprenons la route, je vois les autres en face, les chemins se rejoignent enfin, seul HIC, un bras de rivière de 3 mètres nous séparent du groupe ! Alors là, nous sommes trois et chacun a décidé d’adopter sa méthode pour franchir l’obstacle : Mathieu va tenter le saut à la perche avec un long bout de bois trouvé plus loin, Pierrick va le faire style « pêche aux moules » en allant faire tremper ses petits pieds dans l’eau et moi, ben j’aurais bien tenté la méthode à Pierrick, après tout un bon bain de pieds le matin ça peut être sympa mais le fait est que j’ai aperçu de belles et grosses sangsues d’au moins 8-10 centimètres un peu plus loin alors bon je n’ai rien contre ces adorables bêtes mais je préfère qu’elles laissent mes orteils en paix ! ( J’ai bien sûr averti Pierrick de la présence de sangsues mais il s’est montré brave et téméraire !) J’ai donc moi même opté pour le saut en longueur mais … sans élan car le peu de place dont je disposais ne me le permettait pas ! Toutes nos tentatives se sont révélées inadaptées voire ridicules pour Mathieu et moi. Pierrick s’est juste mouillé un peu plus haut que prévu mais bon l’honneur était sauf ! Tandis que Mathieu s’est lamentablement raté de quelques 20 centimètres et a donc atterri … les pieds dans l’eau ! ! ! Tout comme moi, à qui il manquait vraiment plus d’élan pour pouvoir m’élancer correctement. Bon le principal c’est que nous ayons traversé mais je suis repartie avec les pieds qui faisait « PLOUICH PLOUICH ! ! ! » et des bulles ! ! ! Chouette matinée ! ! !

Gaspésie jour 1/2 : Oui c’est la nuit ! ! !

Avant de nous coucher, décision a été prise de tous se lever à 4h00 pour aller voire l’aube et les animaux au petit matin ! Tellement retournée par toutes les images que j’ai dans la tête, il m’est bien difficile de m’endormir mais vers minuit je sombre enfin dans le sommeil. 2h00 du matin je suis réveillé par une véritable symphonie nocturne, tout le monde dort autour de moi ne prêtant pas attention au sons environnants ! Ceux qui me parviennent sont bouleversants, des chouettes, des hiboux, des ululements de partout qui se répondent, se croisent … En pleine nuit et dans un contact si proche avec la nature, c’est fantastique, je me redresse pour écouter tous ces chants et ces cris, les grenouilles s’y mettent (nous sommes au bord du grand lac Cascapédia), j’entends aussi des glapissements : coyotes ? je ne saurais dire ! En tout cas je suis restée assise dans la tente à me laisser bercer par ces sons incroyables et irréels près d’une heure avant de tomber de fatigue dans mon duvet pour un cours dodo de 1h30 puisqu’à 3H30 j’étais déjà sur pied, ne pouvant plus tenir, j’avais trop hâte d’aller me balader ! Je n’avais encore jamais passé une telle nuit sous la tente à part sur l’Ile Molène où la nuit parfois, le ressac des vagues me réveillaient et me berçaient d’une telle façon aussi irréelle ! Ma plus belle nuit du séjour ! Mais j’allais bientôt en vivre une autre plutôt étrange, quelque peu inquiétante mais SURPRISE il vous faudra découvrir ça par la suite ….

Gaspésie jour 1 : arrivée au camping


Nous voici donc rendus au cœur du Parc National de Gaspésie, c’est un déluge de verdure, immenses étendues de forêts grandioses, montagnes superbes culminant jusqu’à 1000 mètres pour la plus haute, on aperçoit encore des grandes tâches enneigées à leur sommets ! ! Nous passons donc au centre d’interprétation pour prendre nos emplacements pour la nuit puis en route pour le camping, nous faisons une 20 de kilomètres sur de la route goudronnée et nous empruntons un large sentier de gravier sur le bord de la route ! Et bien heureusement que nous ne sommes pas venus à pied ! Le camping se trouve au moins à 10 kilomètres au cœur du Parc, par une route qui ne cesse de monter, de descendre, de tourner ! Nous trouvons nos emplacement et nous dépêchons de monter les 2 tentes (gestes que nous allons répéter sans cesse au cours du périple puisque nous avons changé de camping à chaque nuitée !) puis nous décidons tous de partir tenter d’apercevoir quelques orignaux au soleil couchant au bord du lac Paul. Nous reprenons donc la voiture puisque le dit lac se situe à une vingtaine de kilomètres aller-retour de notre camping et la nuit commence déjà doucement à tomber ! Et là, en amorçant un virage, qu’apercevons nous sous nos yeux : UN ORIGNAL ! ! Il est à peine à 10 mètres de nous quand nous le surprenons, en plein milieu de la route se baladant paisiblement, nous continuons d’avancer et il nous distance de quelques mètres à chaque fois mais reste toujours sur la route. Là je peux vous dire que dans la voiture, ça mitraille de toute part pour tenter d’avoir LA photo de ce bel animal ! Puis, sans doute en a t-il eu assez de se faire suivre par un engin de tôle rempli d’excités, il a donc disparu dans sa forêt .Nous sommes tous fous car une telle rencontre, si proche et si soudaine n’est pas très courante malgré le fait que le Parc compte la plus forte densité d’orignaux au km2 au Québec (2 au Km2 ). Nous continuons donc notre route , tous joyeux de notre rencontre et là quelques kilomètres plus loin rebelote ! Sauf que là il s’agit d’une mère et de son petit de l’année, trop mignon et collé aux flancs de sa mère, il paraît si fragile le petit bout de chou, nous gardons bonne distance pour ne pas effrayer la mère et le petit, Vision superbe et vraiment attendrissante. Nous avons décidément beaucoup de chance ! Nous arrivons enfin au lac Paul, nous nous posons et rentrons en mode silencieux afin de faire oublier notre présence à la faune environnante ! C’est magique, le lieu est magique, l’instant est magique, j’entends les canards qui papotent entre eux et barbotent bruyamment non loin de nous. J’entends les petits oiseaux qui virevoltent deci-delà, j’entends quelques poissons qui sautent hors de l’eau pour gober les moucherons imprudents, les rats musqués qui font leur petit tour du soir mais surtout j’entends la nature du lieu, celle qui se couche et celle qui s’éveille, le crépuscule qui recouvrent tous les paysages doucement, qui camouflent et déforment les ombres qui nous entourent, cette lumière si particulière qui paraît et me fais me croire dans un autre temps, à une autre époque voire même en dehors du temps ! Je reste là admirative, à contempler la scène qui s’offre à moi , à m’enivrer de tous les parfums et de tous les sons qui me parviennent ! Je pourrais rester là éternellement, sans jamais me lasser ! ! Ce soir là, nous n’avons point vu d’orignaux mais j’y ai vu mieux que ça, j’y ai vu la véritable âme de la nature, celle qui se cache d’ordinaire à nos sens de sourds et d’aveugles, celle qui ne s’offre pas comme ça mais qui quand elle donne, offre ce qu’elle a de plus majestueux. La nature loin des hommes et de leurs activités, secrète, impénétrable, celle là je l’ai vue et admirée, ce furent parmi les plus beaux instants de mon existence jusque là et la Gaspésie allait m’en offrir encore davantage dans son infinie bonté !

Sur le chemin du retour, nous avons recroisé Maman Orignal et son petit ainsi de 3 ou 4 autres orignaux, je ne sais plus le nombre tellement nous en avons vu, ils avaient tous l’air décidés à venir nous faire un petit coucou ce soir là ! Que de belles images pour s’endormir !

dimanche 1 juillet 2007

Gaspésie Jour 1 : la route vers le Paradis !


Après avoir récupére nos collègues à la Pocatière, l'équipée sauvage est au complet !, nous prenons la route le long du fleuve Saint-Laurent, direction la péninsule Gaspésienne ! Vues et panoramas fantastiques se succèdent, la voiture est un vrai plaisir à conduire (pour du 11 litres au 100 , elle peut !). Nous sentons enfin le parfum des vacances !!! Voici donc quelques petites photos prise "on the road", pour vous, rien que pour vous !!!